
L’étude a examiné la fréquence des difficultés respiratoires à l’effort après un cancer survenu pendant l’enfance ou l’adolescence, ainsi que leurs causes. C’est important, car l’activité physique après un cancer renforce la santé et favorise le bien-être. Lorsque ces symptômes compliquent l’activité physique, la connaissance de leurs causes possibles peut aider à soutenir de manière ciblée les enfants et adolescent·e·s concerné·e·s.
Résumé de l’étude de Maša Žarković
Que voulions-nous découvrir avec notre étude?
Les difficultés respiratoires à l’effort sont assez fréquentes chez les enfants et les adolescent·e·s. Chez les personnes ayant eu un cancer dans l’enfance ou l’adolescence, ces symptômes pourraient être plus fréquents, car certains traitements peuvent influencer les poumons et la condition physique. Nous voulions déterminer à quelle fréquence ces difficultés respiratoires apparaissent et quelles en sont les causes.
Pourquoi est-ce important?
Après un cancer, l’activité physique est importante pour rester en bonne santé. Elle renforce le cœur, les poumons et les muscles, aide à retrouver la forme et améliore le bien-être. Mais si l’effort provoque des symptômes, certain·e·s évitent de bouger. Les médecins et les familles qui comprennent ce qui se passe peuvent soutenir les personnes concerné·e·s et les encourager à rester actif·ve·s.
Que avons-nous fait exactement?
196 enfants et adolescent·e·s âgé·e·s de 6 à 21 ans, qui se rendent à l’hôpital à Berne, Bâle ou Genève pour le suivi médical, ont participé à l’étude. Pour tou·te·s, le traitement contre le cancer était terminé depuis plus d’un an.
Les enfants ou leurs parents ont répondu à des questions sur des difficultés respiratoires à l’effort. Ensuite, nous avons examiné si le traitement contre le cancer, le poids, l’activité physique ou l’asthme étaient liés à ces difficultés respiratoires à l’effort.
Qu’avons-nous découvert?
Les symptômes respiratoires à l’effort sont fréquents: environ une personne sur quatre en a eu. Le plus souvent, il s’agissait d’essoufflement, de toux ou d’une sensation de serrement dans la poitrine pendant l’activité. Ces symptômes étaient plus fréquents chez les filles, chez les adolescent·e·s plus âgé·e·s, chez les participant·e·s en surpoids, en cas d’asthme, et lorsque l’activité physique était faible. Le type de traitement contre le cancer n’avait pas d’influence sur ces symptômes. Près de la moitié des symptômes peuvent s’expliquer par l’asthme, le manque d’activité physique ou le surpoids qui sont des facteurs généralement bien traitables.
Qu’est-ce que cela signifie?
Les difficultés respiratoires à l’effort sont relativement fréquentes après un cancer. Mais elles sont souvent liées à des facteurs qui se traitent bien ou sur lesquels on peut agir, et non à des séquelles permanentes du traitement. Si ces symptômes apparaissent, il est important d’en parler avec un·e médecin·e pour en rechercher les causes possibles. Un bon traitement de l’asthme, une activité physique régulière et un poids adapté peuvent aider à réduire les symptômes. Les enfants et les adolescent·e·s devraient être encouragé·e·s à rester actif·ve·s et à bouger d’une manière qui les fasse se sentir en sécurité et à l’aise.
Informations complémentaires:
Référence: Žarković M, Nigg C, Schindera C, Goutaki M, Lüer S, Ansari M, Kuehni CE. Exercise-induced symptoms in young childhood cancer survivors. J Cancer Surviv. 2025 Aug 15. doi: 10.1007/s11764-025-01877-3
Voici le lien vers la publication (en anglais).
Contact:
Prof. Dre méd. Claudia Kuehni (claudia.kuehni@unibe.ch)
Vous pouvez télécharger le résumé ici:
